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Radio mi'zen en compagnie de vous 🎶📑

Dernière mise à jour : 14 août

Radio mi’zen 
Radio mi’zen 

PRESENTATION DU PROJET DE LA CHAÎNE

Radio mi’zen est votre nouvelle radio associative ! Elle est née à Nancy d’un désir simple et ambitieux : explorer autrement les codes radiophoniques pour faire émerger des paroles vivantes, sensibles et engagées. Portée par la communauté de mi’zen de NCie, elle se veut un espace d’expression où les sujets de société rencontrent l’expérience intime, le collectif et la créativité.

À travers ses émissions, Radio mi’zen  donne à entendre des voix, rencontrer des gens, des questionnements et des imaginaires. Elle aborde des thématiques philosophiques, sociales et contemporaines, toujours avec une approche accessible, poétique et réflexive. Chaque épisode devient une invitation à penser, ressentir et dialoguer.

Plus qu’un média, la radio est un lieu de lien. Elle valorise les initiatives locales, met en lumière les projets des adhérents et encourage chacun à prendre part, à proposer, à expérimenter. Elle cherche à révéler des élans, susciter des rencontres et nourrir une dynamique collective.


Bonjour à toutes et à tous, on se retrouve sur Radio mi’zen, la nouvelle radio associative de Nancy. Moi c'est Lally et je serai votre animatrice tout au long de ce projet radiophonique. Vous pouvez nous retrouver au 232 Avenue du Général Leclerc ou bien sur notre site mize2ncie.com afin de réserver vos activités ou tout simplement pour vous renseigner sur ce que l'on propose. Vous pouvez également, si vous passez devant nos locaux, observer notre emploi du temps et venir nous faire un petit coucou si nous sommes présents. Cela sera un plaisir de vous accueillir durant nos permanences.

Tout de suite, la minute d'actu de l'association.

Avec la première journée des adhérents qui nous a permis de faire émerger de nouveaux projets à venir, tels que des sorties au Jardin Botanique Jean-Marie Pelt, des sorties aux Joutes du Téméraire, un atelier d'aide aux devoirs, ainsi qu'un atelier de langues espéranto. Si vous êtes porteur d'un projet ou que vous êtes intéressé par nos propositions, contactez-nous.

Retrouvez également notre duo préféré Elsa et Christophe qui vous propose l'atelier lire et délire une fois par mois. Il est question de lecture, de communication et de beau mot.

Plutôt poétique, je vous invite à essayer. Retrouvez aussi Guillaume qui anime les lundis, sous réservation, un atelier autour des jeux de société. J'y ai moi-même participé, j'ai joué au jeu Sucre et Salé et je me suis ré-ga-lé. Il parcourt la France entière afin de partager sa passion, je vous le recommande !

Et justement, aujourd'hui, nous allons aborder pour la première de l'émission le thème du jeu.

Nous nous retrouverons dans des prochains épisodes autour d'autres sujets qui pourront être philosophiques, sociétaux ou bien d'actualité.

Ce qui est pratique avec le jeu, c'est qu'il réunit ces trois catégories.

À l'ère de la techno-addiction, le jeu est là sans être questionné. Il avait déjà sa place dans une jolie boîte colorée dans le salon, dans les cours d'école, sur les stades, et désormais il se faufile dans les pixels. Si on ne l'interroge plus, on ne devrait donc pas chercher de réponse. C'est dommage, c'est comme cela qu'on y perd le goût, le sens. Et si mon adversaire est le jeu, qui gagne?

Pas de réponse. Le mot jeu vient du latin jocus[1], qui signifie plaisanterie, amusement, une activité libre, séparée du réel, avec des règles et sans utilité immédiate, d'après certains.

Et pour vous, c'est quoi?  Êtes-vous un joueur, une joueuse ? Êtes-vous celui ou celle qui participe?

Un grand choix s'offre à vous. Vous pouvez vous amuser à la balle au prisonnier, au Monopoly, au ping-pong, à Mario Kart, aux échecs, aux dames, à cache-cache, à 1-2-3 soleil, au foot. Belle liste, vous avez le choix. Là est où l'enjeu du jeu, c’est celui du choix, de participer ou pas. Cela se complique lorsqu'il est question de jeux de pouvoir ou de séduction.

Il est alors question d'implication. Enfin, c'est toujours une question d'implication et on participe sans forcément le vouloir parfois. Bizarre. Jouer c'est s'investir. Mais qu'investit donc le joueur?

Son égo peut-être? Le jeu nous détourne-t-il de nous-mêmes ou nous permet-il de nous inventer? Voilà notre axe.

Il pourrait nous faire rire, oui. Mais à quel prix? Nos zigomatiques pourraient s'activer autour de certains jeux de mots. Si le jeu devient le nous, on « dé-noue » le présent. C'est marrant, c'est communautaire.

On joue toujours avec quelqu'un ou contre quelqu'un, n'est-ce pas? Ce quelqu'un peut être soi, d'ailleurs. Certains s'amusent au langage des oiseaux. C'est une technique qui force à découper les sonorités afin d'y donner un sens nouveau.

Essayons !

Découpons avec attention le mot divertissement : le di-ver-tissement 🌬️ 🎶

Mais alors, ce ne serait qu'un mensonge involontaire, une fumisterie, une évasion, et pas n'importe laquelle d'après Blaise Pascal. Le jeu serait une manière de fuir, de fuir le soi[2]. Alors on s'enferme dans le jeu, on s'enferme dans l'écran. Quelle ironie, nous qui cherchions pourtant une pause du hors-cadre du vivant. Si l'on considère que la vie est une partie, il y a bien quelqu'un qui se joue de nous.

Nous vivrions alors dans des poupées russes. Je serais une sorte de marionnette, et vous aussi. Mais qui tire notre fil? Et surtout, qui tire le premier Il nous faudrait celui d'Arianne pour sortir du labyrinthe. Il est question de monstres, de minotaures, celui qui observe tout depuis le début.?

On parle du premier joueur. Si c'est bien lui qui orchestre notre temps, faudrait-il le supprimer, l'effacer? L'idée est-elle de le tuer pour reprendre le contrôle? Tuer le jeu? Pour le remplacer par quoi?

Je ne sais pas.

Guy Debord théorise la société du spectacle en évoquant l'aliénation qui découle du divertissement[3]. Nous ne serions que des petits pantins. Si tel est le cas, priez pour que l'on ne vous coupe pas vos fils, car vous dépendez peut-être de celui qui les tire.

Et s'il n'était pas seulement une boîte qui emprisonne, et s'il était aussi une liberté, une manière de créer, d'inventer, de devenir autre chose que soi ? C'est ce que le philosophe Nietzsche semble penser. Citons sa belle phrase «La maturité de l'homme, c'est d'avoir retrouvé le sérieux qu'on avait au jeu quand on était enfant».[4] Il touche du doigt ce qui semblait perdu. La posture. Ce n'est donc pas faire n'importe quoi, ni anodin, que de se distraire.

C'est chercher la complétude. Tout le monde a déjà joué au moins une fois dans sa vie, et cela même sans l'intellectualiser. C'est de l'ordre du naturel. Le jeu fait partie de nous, semble-t-il. Le jeu par nature.

Mais pourquoi? Peut-être car il nous remet à une place, il nous donne un rôle, il ôte le quotidien pour le transformer. On peut incarner, réfléchir, échouer, recommencer, apprendre, devenir une nouvelle version de soi. Tentons peut-être de jouer encore et encore pour trouver l'épanouissement. C'est une forme de quête de vérité et je suis certaine que c'est ce que vous cherchez.


Si l'on s'oublie à la récréation et que l'on s'y révèle également, il faut trouver l'équilibre.

Devenir funambule serait une belle solution. Laissons-nous porter d'un côté puis de l'autre, battons les cartes et recevons-les. Comprenons que certains nous guident et que nous guidons les autres. Apprendre une règle par le jeu est une belle pédagogie.

On provoque alors l'illusion, et l'illusion c'est l'espoir du mieux, du beau. Créons une oasis jusqu'à ce qu'elle existe vraiment. C'est de ça dont il s'agit. L'amusement, c'est de croire. Rire du désespoir provoque le pion.

Si vous savez jouer, vous avez gagné. Non pas la partie, mais l'immortalité. Non pas l'immortalité physique, l'immortalité d'esprit. Ne pensez-vous pas que c'est cela qui compte? Que l'hémisphère droit de votre cerveau jongle avec l'hémisphère gauche.

Ne vous mettez pas la pression, il suffit d'un stylo. Établissez des nouvelles règles ou questionnez celles qui existent déjà. Il y aura toujours un support pour écrire. Ne soyez pas un tricheur, apprenez à l'être, marchez sur le fil.


[1] https://www.historia.fr/societe-religions/proverbes-expressions/la-vie-dun-mot-jeu-2056435

[2] https://www.philolog.fr/le-divertissement-pascal/

[3] https://www.philomag.com/articles/la-societe-du-spectacle-chez-guy-debord-cest-quoi

[4] https://fr.quora.com/Comment-comprenez-vous-cette-citation-de-Nietzsche-La-maturit%C3%A9-de-lhomme-cest-davoir-retrouv%C3%A9-le-s%C3%A9rieux-quon-avait-au-jeu-quand-on-%C3%A9tait-enfant

1ère émiission


Entre actualités associatives, explorations thématiques et formats libres, Radio mi’zen trace un chemin singulier pour cette émission: celui d’une parole incarnée, qui relie l’esthétique sonore pixelisée de Lally, la pensée et l’action.












 
 
 

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